LOI TRAVAIL, SE REBELLER Á L’ ABUS DU CAPITAL, C’EST LA LUTTE DES CLASSES

(publié dans le journal national italien “Il Fatto Quotidiano”)

Lidia Undiemi

jeune intellectuel italien et auteur de livre Le chantage des marchés

17 mai 2016

Je m’ efforce depuis des années au fin de mettre sous accent de l’ opinion publique comment derrière le courant affrontement entre les Etats et les marchés (bien représentés par la Troika, comme je l’ai expliqué dans mon livre “Le chantage des marchés) se cache un lourd attaque du capital contre le travail, qui doit necessairement passer par un affaiblissement des démocraties nationales. En effet, ce n’est pas une coincidence que les principales réformes demandées par les marchés , médiates par la Troika , aient concerné les droits des travailleurs , compromis en manière très grave dans les pays appartenant á  l‘Eurozone en exchange des “aides” financiers.

Pour ce qui concerne l’ Italie, il n’ y a même pas eu besoin d’ un séquestre formel, a été suffisante la lettre maintenant célèbre du 5 Aout 2011 que le president de la BCE, á l’époque des faits , Claude Trichet, avait envoyé au gouvernement Berlusconi  pour  donner le coup de grâce au pouvoir contractuel des travailleurs. Le document contenait la requête pour des interventions urgentes en matière de révision des régles sur les licenciements, de rationalisation du système des pensions, de coupe des salaires et autres encore. Nous les avons contentés.

Jusq’au ce moment , les marchés ont eu une vie facil  en dictant le carnet de la politique dans les pays “faibles”. Mais la France est autre chose , l’ histoire enseignes.

L’ impératif européen “faciliter les licenciements et reduire les salaires” est en train de trouver une sérieuse opposition par les français qui ont bien compris quel est l’ enjeu relié á “C’est l’ Europe qui nous demande ça”

Parmi les modifications les plus contestées de la réforme du code de travail français (Loi de Travail, aussi nommée Job act Français) concerne les licenciements economiques (art 30 bis). La future loi prédit un extension des marges du pouvoir discrétionnaire des raisons de nature economique qui peuvent faciliter le licenciement des employés. Il s’ agit de critères (diminution du chiffre d’ affaires  pour plusieurs trimestres , une référence générique á la sauvegarde de la compétitivité) qui plus que être discrétionnaire apparaissent arbitraires et rendent extrêmement difficile pour le travailleur de montrer l’ illégitimité de l’ acte de expulsion. Même la liberté du juge de travail de pouvoir evaluer dans chaque cas l ‘existence des réeles difficultés  économiques tends á être dimensionnée. Entre autres, les situations de difficulté typées par le législateur peuvent être aussi seulement temporaires et concerner les entreprises qui jouissent d’une bonne santé.

C’est fortement critiquée aussi la dispositon qui avantages largement les firmes multinationales. Par rapport á la normative en vigueur les difficultés économiques qui sous tendent le licenciement sont evaluées au niveau de groupe des sociétés dans son ensemble et sans tenir compte seulement de la seule société controllée qui déclares les licenciements. La réforme prévoit par contre que l’ analyse des raisons économiques doit être faite au niveau des societés du groupe mais limitée au territoire français avec la consequence que les licenciements peuvent être considérés légitimes aussi quand le reste du groupe est florissant á l’ étranger. Ainsi, on limite en manière très forte les responsibilités des entreprises internationales, les quelles auraient aussi l’incitation á être plus rentables á l’étranger, dans un jeu de boîtes chinoises par le quel c’est pratiquement impossible d’ appliquer un efficace contrôle juridictionnel.

Les protestations enflamment Paris depuis plusieures semaines et la tension est très elevée même par rapport au fait que le gouvernement de Manuel Valls a appliqué l’ article 49.3 du Title V de la Constitution française pour l’ adoption de la loi El Khomri (le nom du ministre du travail en charge actuellement) sans le vote en plénière (ce sont d’ environ quarante votes qui manquent au gouvernement). L’ assembleé a rejeté la censure introduite par la droite et le décision passera au Sénat pour après retourner en Assemblée. “La gauche” (veuillez me permettre les guillemets) française est brisée et risques de s’ effondrer sur soi même á cause de forts contrastes internes.

Nous ne savons pas comment cette histoire terminera, mais nous savons quoi viens de commencer: un front alternatif aux politiques liberistes qui va faire la difference.

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